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Paul-César Helleu (1859-1927), Portrait d’Ellen, fille de l’artiste, vers 1900, trois crayons sur papier, 41,5 x 33 cm. (c) ArtCorp Productions.

Mars 2020

 

 

En mars, Paris accueille

le monde du dessin

 

A la fin du mois de mars, Paris est, le temps d’une semaine, la capitale mondiale d’un cercle d’initiés, chaque année grandissant : les amateurs de dessins. Pour les attirer, les émerveiller, satisfaire leur soif de découvertes ou leur appétit de collection, de nombreux évènements jalonnent la Semaine du Dessin.

 

Face à la compétition de New-York ou de Londres, Paris a parfois des difficultés à apparaître comme une place commerciale attractive : les grandes ventes d’art impressionniste, moderne et contemporain (celles qui génèrent aujourd’hui les plus grands flux commerciaux) ne se tiennent plus sur les bords de la Seine.

 

Toutefois, pour ce domaine de collection précis, Paris conserve sa place reine.

La raison est historique : quelques dynasties parisiennes de marchands et d’experts spécialisés ont, depuis plusieurs générations, contribué à défendre et à valoriser cette niche, en formant autour d’eux un public fervent et international.

 

Depuis 1991, le Salon du Dessin constitue la principale attraction de la semaine, avec une quarantaine de galeries, la fine fleur de la profession, présentant au public leurs plus belles œuvres à vendre, datant de la Renaissance à l’après-guerre, sous les ors du Palais Brongniard. 

 

Du 25 au 30 mars, c’est un véritable musée temporaire dédié aux œuvres sur papier qui est proposé à la vue du public, avant qu’elles ne rejoignent les murs de collections privées ou les cabinets de grandes institutions. Les amateurs sont séduits ces œuvres souvent préparatoires, où s’exprime la première idée créatrice, brute, le geste vital de l’artiste, et dont le caractère autographe est parfois plus évident (et donc plus rassurant) que pour des tableaux (auxquels les élèves d’un maître participaient souvent). De plus, le dessin reste un domaine de collection assez abordable par rapport à la peinture (le rapport de 1 à 3 se vérifie souvent).

 

Le Salon du Dessin a vu naître, en 2007, une petite sœur avec Drawing Now (du 25 au 29 mars, au carreau du Temple), une foire présentant le meilleur du dessin contemporain, là où son aînée s’aventure moins sur ce terrain de la création d’aujourd’hui. Les grandes maisons de ventes aux enchères, de l’Hôtel Drouot (9e) ou du quartier Saint-Honoré (8e) tirent aussi parti de la présence, dans la ville, d’un public très qualifié, et organisent des vacations dédiées.

 

Non loin, des galeries ouvrent leurs portes et présentent leurs découvertes de l’année, « à domicile ». Ce sera le cas dans les galeries Alexis Bordes (2, rue de la Paix, 1er), Hubert et Ambroise Duchemin (8, rue de Louvois, 2e), Benjamin Perronet (10, rue de Louvois, 2e), Quirinal (5, rue Auber, 9e), Nicolas Schwed (346, rue Saint-Honoré, 1er) ou rue Chaptal (9e).

 

Afin de parfaire votre initiation, n’oubliez pas de rendre visite à la Fondation Custodia (121, rue de Lille, 7e) qui présente actuellement une exposition sur l’art de dessiner la figure humaine, en Italie, depuis la Renaissance jusqu’aux derniers feux de l’époque baroque, et où figurent de superbes feuilles de Filippino Lippi, Andrea del Sarto, Barocci, ou encore Guercino.

 

Désolé, celles-ci seront les seules de la semaine à ne pas être disponible à la vente !

 

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